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 No matter how many deaths that i'll die ~ Billie & Thanatos

tick tock, who's there ? well, this is hell for sure !






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MessageSujet: No matter how many deaths that i'll die ~ Billie & Thanatos   Sam 4 Aoû - 16:43

No matter how many deaths


Le domaine du chapelier triste, un endroit où tout le monde semblait si triste, tout le monde semblait désespérément triste, étrangement, Tony se sentait un peu comme chez lui à cet endroit, cependant ce n'était pas là qu'il vivait. Thanatos vivait caché des sbires de la reine rouge dans le monde souterrain de la reine blanche, pourquoi cette cachette ? Il ne l'avait pas vraiment choisie, il avait été caché dans cette forêt par la belle Callie, sa sauveuse. Il aurait voulu que celle-ci le regarde dans ses yeux azurs, qu'elle le transforme en pierre, mourir dans les yeux de cette fille, voilà une mort qui lui plaisait, il avait imaginé ses yeux à plusieurs reprises, il aurait voulu qu'elle le regarde, ne serait-ce qu'une seule fois... Pourquoi tenait-il a ce point à mourir d'elle ? Il avait l'impression qu'au moins avec elle il n'aurait pas mal, qu'elle saurait être douce, que ça serait comme s'endormir dans ses prunelles, il aurait été ainsi lié à tout jamais à la belle, mais elle, ce n'était pas de cette façon la qu'elle voulait l'aimer, ils étaient maudits, mais ils s'étaient habitués l'un l'autre ainsi, et pour rien au monde il se détournerait d'elle, au fond, avec elle, il se sentait presque capable de revivre, mais il y avait elle. Il y avait Isobel qu'il refusait d'abandonner, alors il plongeait un peu plus chaque jour dans la dépression, le désespoir s'emparait toujours un peu plus de lui, quel espoir pouvait-il avoir ? Quelle existence ? Il avait besoin d'elle, d'Isobel, son soleil. La vie manquait de quelque chose sans elle, Thanatos ne pouvait pas vivre pleinement à Wonderland, il sentait que sa place n'était pas ici, la vérité est ailleurs comme on dit. Mais Thanatos avait quitté le monde souterrain depuis quelques jours, il cherchait avec désespoir après la sortie de Wonderland, il cherchait également une solution, ou juste la mort. Il marchait, il avait traversé le royaume de la reine blanche, il sortait enfin de celui-ci, sans regarder derrière lui, il savait bien que lorsqu'il serait trop fatigué, il reviendrait, parce que c'était là bas qu'il était en sécurité, c'était là bas qu'il y avait Callie, et il n'avait pas envie de s'éloigner d'elle, elle restait son seul repaire dans ce monde si étrange. Le voici sur le domaine du chapelier triste, tout étai sombre, personne en souriait, tout le monde ou presque pleurait le chapelier disparue, celui-ci s'était donné la mort, pourquoi ? Probablement parce qu'il était trop triste. Quoi qu'il en soit, Thanatos l'estimait chanceux d'avoir réussi à fuir le Wonderland... Pourquoi diable, lui, n'arrivait-il pas à mourir ? Il avait beau provoquer la mort, jamais celle-ci ne posait son voilà blanc sur lui, elle le gardait, elle aimait le torturer n'est-ce pas ?

Il marchait sur cette terre si particulière, il se tenait devant le château du chapelier triste, l'endroit était sinistre, triste, il osait entrer à l'intérieur de cet édifice, oui, il n'avait pas peur, il n'avait rien à perdre. Il pénétrait dans le hall, il y avait quelques fous qui éclataient de rire tels des possédés, il se fit aborder par un homme étrange « Dis-moi, joli minet. Pourquoi tu as l'air si triste ? » Tony levait les yeux au ciel et répliquait que tout le monde était triste ici. Le beau brun soupirait puis continuait sa route, il préférait ignorer les rires démoniaques de ce grotesque personnage. Thanatos parcourait les étages avant d'arriver à un escalier assez délabré qui montait vers le toit, l'escalier semblait capable de s'écrouler si une plume tombait dessus, mais Tony s'en fichait, il posait ses pieds sur ses marches qui semblaient trembler sous ses pieds, il souriait, non il n'avait pas peur. Il était même excité à l'idée que le tout s'écroule sous son poids, mais il avait atteint le toit et il y était enfin arrivé, on disait que personne n'y accédait jamais, pourquoi ? Il n'avait pas cherché à comprendre ? Il s'en fichait, il profitait de la vue merveilleuse qu'il y avait devant ses yeux, c'était magnifique. Il oubliait tout. Il se sentait si petit, si inutile... Les tuiles du toit craquaient sous ses pieds comme si le château allait s'effondrer d'une seconde à l'autre, il aimait cette sensation, une douce adrénaline qui lui donnait l'impression d'être vivant.

Après avoir contemplé le Wonderland depuis ce sommet, il avait aperçu le château de la reine blanche, les roses rouges de l'horrible reine rouge, il avait également aperçut la grande horloge du chapelier fou, comme ce territoire était immense, il songeait que trouver la sortie du Wonderland était comme chercher une aiguille dans une botte de foin, mais il le ferait, il en était persuadé, il y arriverait ! Il devait y arriver ! Même s'il devait se ruiner la santé, il trouverait la solution ! Ses yeux azurs se posaient sur le télescope gigantesque qui était là sur le toit, alors il s'en approchait un léger sourire sur les lèvres, ce sourire rêveur, ce sourire si particulier qu'il avait, ce sourire lui donné un coté si adorable, si à coté de ses pompes, mais c'était exactement là où il était. Il posait ses mains sur le télescope, celui-ci montrait ce que l'on désirait le plus au monde c'était ça ? Alors, une illumination. Une lueur d'espoir parcourait son regard azur, oui, car ce qu'il voulait le plus c'était la sortie du Wonderland, pour retrouver Isobel évidement ! Alors il portait son oeil pour observer le monde, le télescope se mit à bouger seul, Tony avait levé les mains pour ne rien influencer... Il priait pour la sortie, il priait pour Isobel, qu'on lui montre comment il pourrait la rejoindre ! Mais à sa plus grande stupeur ce fut le château du chapelier fou qui apparaissait, Tony fronçait les sourcils, quoi ? Serait-ce ce fou qui détiendrait la sortie ? Mais la vérité était ailleurs encore une fois, la vérité était qu'Isobel vivait dans ce château, mais comment aurait-il pu le savoir ? Furieux il administrait au télescope un violent coup de pied qui ne le fit pas bouger un millimètre « Il ne fonctionne pas ! Comme tout dans ce maudit pays ! » Il avait tort de s'énerver ainsi... Mais il était ainsi, derrière ce visage doux, pouvait se cacher un diable violent insoupçonné.

Il soupirait, lassé, fatigué. Il en avait tellement assez de courir après des rêves qui s'enfuyaient, il marchait tel un aveugle sur les tuiles fragiles du toit, certains bougeaient, il y avait parfois des trous béant dans le toit, il regardait les étoiles, il ne voulait pas voir où il pouvait ses pieds, il voulait laisser jouer la chance, ou la malchance... Mais il avait toujours eu de la chance dans son malheur, il avait toujours réussit à s'en sortir, du moins, c'était ce qu'il croyait. Parce que mort, il l'était bel et bien. Mais il fut tellement heureux à sa mort qu'il ne s'en était pas rendu compte, il avait cru avoir fermé les yeux, mais il s'était éteint à tout jamais et son corps servait de festin aux asticots du cimetière. Quel gâchis n'est-ce pas ? Mais il vivait dans le déni le plus total, il était mort dans le bonheur pour une nouvelle existence de dépressif. Il avait atteint la première cheminée en titubant après avoir manqué de tomber, il chantait en regardant les étoiles, une poésie mortuaire que la nuit lui inspiré, lui artiste raté du monde dans lequel il était né, il avait perdu l'envie de musique, il ne rêvait que de mort... « J'ai pensé à tout. J'ai eu l'habitude de vouloir être. J'ai pensé à tout. A moi, à toi & moi. C'est l'histoire de ma vie. Ce sont les mensonges que j'ai créé... Je suis au milieu de rien & c'est là-bas que je veux être. Je suis en bas de tout et je commence finalement à partir... » Soudain sa voix mourrait dans la nuit, lorsqu'il entendait quelqu'un arriver, qui ? Tony croyait que jamais personne ne montait ici ? Il devait s'avouer étonné et ses yeux ouverts ne quittaient pas la trappe qu'il avait laissée ouverte.

Elle apparaissait, belle, le regard triste, une cassade de cheveux blonds, oui, elle était vraiment très belle. Désespérément belle, une lueur triste dans ses yeux qu'il connaissait très bien, il avait la même dans ses iris bleus. Billie, une fille assez étrange, une fille si triste, probablement plus triste que lui. Elle espérait la mort tout comme lui, et elle lui avait apprit à jouer avec elle, à la provoquer. Thanatos avait toujours été un enfant rebelle, indiscipliné, indomptable et arrogant. Alors, oui, il se montrait insolant envers la mort, il riait d'elle parce qu'elle ne voulait pas le prendre, était-il une proie trop facile ? Non amusante. Il la provoquait alors, et la jeune femme, cette jeune femme le rendait un peu plus fou chaque minute, elle le poussait à se surpasser, avec elle, l'adrénaline montait si vite qu'il en venait à dérailler complètement, il ne répondait plus de rien, il devenait juste fou, comme s'il trouvait de la drogue, oui, une douce drogue unique, comme ça lui manquait un bon rail, mais l'adrénaline faisait son boulot, il n'était plus le même avec Billie, il riait comme un possédé, il s'amusait d'être si proche de la mort, il se sentait tellement en danger qu'il en devenait accroc, il était son élève, son petit soldat, son compagnon de jeux, elle était comme une grande amie, assez étrange non ? Mais tout l'était dans ce monde. « Les étoiles sont tellement belles... » Disait-il en les observant tout en s’approchant de la jeune femme, il avait toujours rêvé d’en attraper une pour l’offrir à Isobel, ou encore en Pandora par le passé et maintenant à Callie... Il arrivait à hauteur de la blonde avec un sourire rêveur sur les lèvres il ajoutait tout en fixant le ciel de ses iris cyan « J’aimerais... En attraper une... » Pourquoi est-ce qu’en présence de Billie il était juste incapable de raisonner ? Il décrochait enfin ses yeux du ciel pour plonger les océans qu’étaient ses yeux dans ceux de la jeune femme qui étaient tout aussi magnifiques.
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MessageSujet: Re: No matter how many deaths that i'll die ~ Billie & Thanatos   Lun 6 Aoû - 21:39

Des endroits les plus incroyables de Wonderland donc Billie garde un souvenir immuable, le domaine du chapelier triste arrive certainement en première place. Cependant, il était devenu bien triste de s'y promener ces temps-ci. Non pas plus triste qu'un autre jour mais ce jour-là était à conjuguer au présent tandis que les autres n'étaient que pièces du puzzle du passé qui s'éloignait de plus en plus, constituant maintenant de vagues bribes des assemblements de couleurs recouvrant la moindre parcelle de terre du Sud du pays. McGill se demandait même comment elle avait bien pu faire pour supporter un tel artifice de couleur auparavant alors qu'à présent, elle n'était guère plus capable d'ouvrir les yeux sur autre chose que du noir ou du gris voire du blanc s'il n'était pas trop vif ... Le gris de ses yeux se mêlait à merveille avec le décor environnant alors qu'elle tournait sur elle-même en une danse indéfinissable au beau milieu du chemin délimité par bon nombre de crânes aussi inexpressifs qu'un pan de mur. Les iris tournés vers le ciel, elle savait que si elle s'arrêtait de tourner, elle s'écroulerait au sol et serait incapable de se redresser avant une bonne demie heure alors ... pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Il semblait si facile de se mouvoir de la sorte en suivant une route déjà tracée et ne demandait aucun effort de réflexion contrairement au simple fait d'évoluer en marchant au beau milieu d'un environnement qui fut le sien dans un passé révolu. Cette fois, elle ne se laisserait pas rattraper par ses vieux démons à moins qu'elle ne sorte du chemin et ne se rende en direction du château se trouvant tant tôt à sa droite, puis derrière elle, à sa gauche et pour finir devant elle avant que ce cercle vicieux ne reprenne, la désorientant totalement. Tant qu'il restait à bonne distance de son corps, tout devrait bien se passer ...

Son esprit, quant à lui, se noyait dans un tourbillon de noir et de blanc ne lui laissant pas le loisir de se plonger dans ses habituelles réflexions existentielles. La conscience de Billie était endormie voire même abrutie par les images défilant devant ses yeux. Parvenant parfois à se fixer sur une fleur morte, plusieurs fois écrasée mais persistante, elle arrivait à s'extirper de la camisole de force dans laquelle Billie l'avait enfermée pour lui rappeler le bon vieux temps, ces nombreux jours ensoleillés où elle buvait le thé avec le Sad Hatter et où ses lèvres pouvaient encore tremper dans ce liquide aux touches fruitées qu'elle adorait tant mais qui, depuis que les temps avaient changés, lui donnait la nausée et une forte envie de se jeter dans le vide. D'ailleurs, cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas contemplé le territoire du haut du château mais ... parviendrait-elle à se hisser sur le toit de celui-ci alors que toutes ses émotions étaient exacerbées ? Ses nerfs prêts à craquer au moindre signe de faiblesse de sa part ? À la moindre intrusion d'un quelconque visage souriant et familier lui ayant auparavant donné foi en elle et en ce monde qui était le sien ?

Le tourbillon qu'elle était commençait à perdre de sa cadence. Le paysage tournait moins rapidement autour d'elle, le château se rapprochait dangereusement, les crânes s'éloignaient de plus en plus à son plus grand désespoir mais elle ne pouvait rien y faire. Sa conscience reprenait le dessus la menant vers une destination dangereuse mettant en danger son corps et son âme ... Que fais-tu ... parvint-elle à glisser difficilement alors que ses pieds se plantaient dans le sol, résistant à cet appel provenant du château, ce véritable aimant qui l'attirait tandis qu'elle ne pouvait rien faire contre ce champs magnétique la poussant à avancer. Le monde tournait autour d'elle, le ciel n'allait pas tarder à l'écraser mais ce fut finalement elle qui s'écrasa sur le monde ... Sur cette terre desséchée qui l'accueillit sèchement alors que ses coudes ripaient contre de petits cailloux l'égratignant au passage. La chute fut rude mais elle n'en eut pas conscience bien trop occupée à lutter contre cette voix qui tentait de s'élever d'elle même dans les airs à travers sa propre gorge qu'elle empoigna de ses mains. C'est là-bas que ... nous ... devons ... aller ... Haletante, elle finit par lâcher la prise et inspira goulument l'air qui arriva en trombe dans ses poumons, la faisant immédiatement tousser alors que des grains de sable irritaient sa gorge au même instant où elle s'avachissait au sol et que le côté droit de son visage s'y frottait. Certes les ruines peuplaient l'endroit mais cette ruine en particulier n'était pas la meilleure thérapie pour une Billie tourmentée s'offrant bon nombre de tortures gratuites que ce soit en présence de son cher Hagan qui ne se gênait pas pour la faire souffrir et auquel elle renvoyait la pareille ou bien en présence de sa conscience qui tentait, en toute circonstance, de lui faire ouvrir les yeux sur son comportement irresponsable la menant à sa perte. La chute serait longue mais elle finirait par toucher du bout des doigts cette mort qui s'était refusée à elle autant de fois qu'elle s'en était approchée de près ou de loin. Il lui arrivait parfois d'entrevoir les enfers mais aussi rapidement qu'elle les entrapercevait, ses yeux se rouvraient sur ce Wonderland familier endormi dans une torpeur et une violence sans nom.

Glissant la paume de ses mains contre le sol granuleux, elle aurait presque apprécié que le sol se dérobe sous son corps immobile. Il paraitrait que cela arrive parfois et que certaines parcelles de terre n'étaient qu'une illusion ... Mais où conduisaient alors ces sables mouvants engloutissant les quelques fous osant les frôler de la semelle de leurs chaussures ou du plat de leurs pieds nus ? Se trainant sur ses avant-bras, tentant d'ignorer cette impression de décor mouvant, elle avançait petit à petit vers le château, se résignant à s'y rendre. Qui sait ce qui l'attendait ? De toute façon, elle n'avait rien d'autre à faire ... Et puis, elle devait bien avouer que le toit du château était son endroit préféré ... Sa conscience avait gagné une fois de plus et elle l'entendait déjà siffloter joyeusement à travers ses lèvres alors qu'elle grimaçait en sentant le sol rugueux s'en prendre à ses genoux alors que le labyrinthe de ronce s'approchait de plus en plus. Elle put bientôt toucher un buisson qui aurait pu lui égratigner les doigts si elle ne s'y était pas prise avec délicatesse. Elle devrait se dépêcher si elle ne voulait pas le voir tourner comme le reste du décor et s'y engouffra après s'être redressée maladroitement, tanguant sur ses jambes qui fléchissaient dès qu'elle restée trop longtemps en équilibre sans se mouvoir sur ces dernières. Les ronces n'attendaient qu'une chose : s'en prendre à ses bras et ses jambes nues ayant déjà subi le courroux d'un sol qui ne voulait pas d'elle. C'était donc naturellement qu'elle tentait de ne pas trop les approcher malgré une conscience de son environnement faussée par les tours sur elle-même dans lesquels elle s'était embrigadée quelques instants auparavant.

Suivant sa conscience qui avait un meilleur sens de l'orientation qu'elle, elle croisa plusieurs personnages égarés tentant de l'agripper de leurs mains décharnées la faisant faire demi-tour pour mieux les fuir. Plusieurs la suivirent mais elle parvint toujours à les semer en se lançant dans une course contre le temps. Le château approchait et la petite porte d'entrée fut bientôt visible ... Elle se jeta vers cette dernière alors que le labyrinthe changeait, tournait, que les ronces disparaissaient pour mieux repousser quelques mètres plus loin, que le sol engloutissait plusieurs hères qui hurlaient à l'aide. Billie ouvrit la porte et s'engouffra à l'intérieur du château délabré ayant perdu de sa magnificence ... Il y avait plusieurs années, elle vivait encore ici et y évoluait joyeusement comme ses compères et son mentor, le Sad Hatter mais maintenant ... le présent avait pris le dessus sur le passé, la tristesse sur la joie et le décor de maison hantée sur celui de maison de pain d'épice. N'osant croiser le regard de personne, elle se concentra sur plusieurs pavés en lévitation alors qu'elle progressait vers les escaliers, seuls échappatoires vers les hauteurs du bâtiment. Éviter le moindre obstacle était un automatisme pour cette habituée des lieux qui savait exactement par où passer et comment passer lorsqu'une pierre tombait à ses pieds, lui bouchant le passage. Sautant dans le vide alors qu'un pan de l'escalier disparaissait, elle parvint à agripper l'autre côté et s'y dresser alors que les marches réapparaissaient. Ses yeux perçaient le vide et croisèrent bientôt le reflet de la baie vitrée lui annonçant qu'elle était arrivée à destination. Quittant des yeux un énième cailloux en lévitation, elle n'arrêta sa marche qu'après avoir franchit la baie vitrée et s'être dressée sur le toit, contemplant le ciel, admirant l'éclat des étoiles brillant comme il n'était pas permis dans un ciel d'un noir de jais. Le souffle coupé, elle se laissa tomber à genoux et reprit un instant son souffle, posant une main sur la côte qui la faisait souffrir. Dans son périple, elle n'avait pu éviter un mur apparaissant droit devant elle car, même si elle s'était ruée à la gauche de ce dernier pour l'éviter, le heurter avait été inévitable et sa côte en avait subi les frais. Le visage tourné vers le sol, la cascade de cheveux blonds ornant son crâne retombèrent devant ses yeux. Les étoiles dansaient au sol alors qu'elle réprimait un haut le cœur.

Lorsqu'elle eut fini, à peine quelques secondes plus tard, elle se redressa et croisa les yeux de Thanatos ... Son disciple aux arts du danger et du péril. Le voir l'enchantait tout autant que se retrouver sur ce toit et même si une pointe de mélancolie et de tristesse nappait ses iris grisâtres, elle se sentait en sécurité ici. Le mot sécurité était certes exagéré sachant qu'en compagnie de ce fidèle de la Reine Blanche, Billie avait pour habitude de s'adonner à des activités mettant en danger son intégrité physique. S'appuyant sur la baie vitrée, elle leva son visage à hauteur du sien et le contempla. Faire partie du clan de la reine blanche était un privilège car seuls les plus beaux d'entre les Wonderlandiens en faisait partie mais qu'est-ce qu'était la beauté face à un monde en dérive comme celui-ci ? À quoi cela servait-il d'être esthétiquement acceptable alors qu'ils étaient tous condamnés ? En attendant, avoir quelqu'un comme Thanatos à ses côtés était une bénédiction et alors qu'il vantait la beauté des étoiles, une nouvelle idée de jeu dangereux germait à son esprit. Ses yeux étincelèrent alors qu'elle observait cet air rêveur sur ce précieux visage qui se retourna bien vite vers elle alors qu'il évoquait son envie de décrocher un de ces cailloux brillant lévitant dans l'étendue ténébreuse du ciel. Arquant un sourcil alors qu'un sourire amusé se dessinait sur ses lèvres, Billie appuya une nouvelle fois sa main contre sa côte endolorie avant d'entrouvrir ses lèvres rosées pour lui donner son avis. « Crois-tu qu'elles se laisseraient atteindre ? » Si c'était le cas, elle pourrait peut-être mettre son plan à exécution. J'aime les libellules autant que les étoiles ... je crois ... donne-moi la main Thanatos, nous allons essayer d'en décrocher une ... Lâcher sa côte pour lui tendre la main, lui adresser un sourire confiant qui ne serait pas nécessaire étant donné qu'il était toujours le premier à se jeter dans le gueule du loup et lui exposer son idée pour ensuite se mettre en place. Tu n'as pas peur du vide Thanatos ? Peut-être pourrions-nous nous transformer en trapézistes ... Ça te dit ? Il ne leur resterait plus qu'à choisir des cordes de lierre ornant les murs du château assez résistantes pour faire office de harnais et les accrocher au bord du vide l'appelant ... Billie avait un sérieux problème avec tout ce qui était en hauteur et lui permettrait de se jeter à corps perdu dans les airs le temps d'un vol improvisé ... Alors qu'elle s'approchait du vide en le tenant par la main, estimant la hauteur les séparant du ciel et du toit, du toit et du sol, elle leva un pouce comme si elle mesurait les distances en attendant une quelconque proposition ou idée supplémentaire qui pourrait les aider. Ou alors il nous faudrait trouver une libellule assez grosse pour nous transporter dans le ciel ... L'hypothèse du trapéziste était certainement la plus cohérente étant donné que les libellules ne s'aventuraient jamais à cette hauteur et qu'en général, elles évitaient le domaine du Sad Hatter au plus grand désarroi de la blondinette qui sautillait dangereusement au bord du toit, s'y penchant parfois en se mettant à genoux et sentir de vifs courants d'air lui caresser la peau.

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MessageSujet: Re: No matter how many deaths that i'll die ~ Billie & Thanatos   Lun 20 Aoû - 22:46

No matter how many deaths


Thanatos observait la jeune femme, il l’avait rejoins tel un équilibriste, il se fichait de tomber, il se fichait de faire son ultime fau pas, il n’avait plus rien à perdre. Sa vie, la vie, qu’était-ce donc au Wonderland ? Qu’était-ce donc sans Isobel ? Qu’était-ce que vivre ainsi ? A se demander pourquoi, à se demander s’il faut continuer pour accepter, ou choisir de fuir à devoir faire le choix entre l’amour fraternel et l’amour. Il en avait assez, il se fichait de tout, s’il devait mourir et bien qu’il en soit ainsi, il était prêt, il n’avait pas peur, il ne fuyait pas. Tony n’était pas un lâche face à la mort, il la considérait comme sa douce amie de toujours. Elle avait depuis le jour de sa naissance guidé ses pas, laissant naitre l’autodestruction, c’était comme si tout ce qu’il touchait était voué à l’échec, à souffrir et même à mourir. Est-ce qu’il était maudit ? Il ne croyait pas à ça, il ne croyait en rien, juste à ce que chacun est au fond de lui, il était l’autodestruction, il était ainsi, comment changer ? Il l’ignorait, mais à force de se détruire, à se faire du mal, à subir tant d’échec, il avait fini par détruire tout ce qu’il aimait, à les faires souffrir tous autant qu’il sont. Il avait compris qu’en faisant souffrir ce qu’il aime, il en souffrait deux fois plus, c’était encore une façon à lui, de se détruire. Thanatos se sentait incompris, mais elle, la jolie Billie le comprenait, avec elle, tout était simple, c’était comme si elle voyait ce qu’il ressentait, comme si elle pouvait lire ces envies de douleurs, avec elle, il était bien. Etrange bien sur puisqu’elle le mettait toujours en danger de mort, mais lui, il y allait volontiers dans ses jeux, il se redemandait et cela même quand le souffle lui manquait, il était souriant à la vue de la jeune femme, elle lui apportait distraction et joie, doux bonheur que de se jouer ainsi de la mort, de la faire rager de la sorte jusqu’à ce qu’elle le prenne pour de bon. Il rêvait des étoiles, on disait que ses yeux valaient toutes les étoiles du ciel, au point que le marionnettiste s’acharne à vouloir le garder à ses coté, juste pour ses iris merveilleuses, il était beau, il ne l’ignorait pas, son doux regard lui avait bien souvent sauvé la mise, il avait été accepté dans la forêt de la reine blanche parce qu’il fut au gout des habitant de cette contrée, le physique ne fait pas tout parait-il, mais il l’avait toujours bien aidé, c’était la seule chose qui l’avait toujours secourue. La pointe d’espoir dans sa vie avait toujours été ses yeux et sa beauté.

Alors qu’il lui manifestait son envie d’attraper une étoile, elles étaient si belles, si brillantes, il avait toujours été attiré par celles ci, il avait toujours eux des étoiles pleins les yeux, des rêves, si inaccessibles. Est-ce qu’elle se laisserait atteindre ? Il l’ignorait, il avait relevait ses yeux vers celles-ci sans répondre, alors qu’elle poursuivait. Elle lui proposait de décrocher une étoile, alors il reportait son regard vers elle très intéressé par la proposition, un sourire rêveur sur les lèvres et sans aucune hésitation il saisissait sa main tout sourire, il pointait de sa main libre l’une des étoile, évidement, la plus belle, la plus grosse, la plus brillante, celle qui le faisait le plus rêver. C’est alors qu’elle le questionnait, sa proposition sonnait-elle une poésie à ses yeux, il ignorait où elle allait chercher toutes ses idées géniales, la voix de la jeune femme sonnait pour lui telle une chanson, si envoutante, tel un ensorcellement contre lequel il ne pouvait pas lutter, il ne voulait pas lutter. Sans rien dire encore, il la suivait jusqu’aux bords du toit, Tony n’avait pas peur, ils étaient ensemble après tout. Est-ce qu’il mourrait avec elle un jour ? C’était probable, mais il allait mourir avec le sourire, une fois de plus. C’était assez déconcertant cet homme qui souriait avec une regard si triste, si rêveur, comme si ses pensées le guidaient toujours loin, très loin, trop loin pour être heureux. « Non... Je n’ai pas peur... » déclarait-il pour lui répondre, il n’avait peur de rien, ou presque... Mais jamais il n’avouerait ses craintes, ses peurs, il ne voulait pas en parler, il ne disait jamais pourquoi il voulait mourir, il n’avait parlé à personne d’Isobel, il avait tellement honte. Il ne voulait pas dire ce qu’il avait fait, il préférait garder ça pour lui, souffrir seul. C’était ce qu’il faisait de mieux. C’était sa souffrance à lui, il méritait de payer, seul.

Sa deuxième proposition fit pouffer de rire Thanatos, il adorait l’idée mais il doutait trouver une libellule pouvant supporter son poids... « Il y a beaucoup de libellules dans la forêt de la reine blanche, mais elles ne sont jamais plus grandes que le pouce. » Répondait-il en souriant, encore et toujours. Oui, il y avait beaucoup de libellules, notamment à coté de la cascade, il y avait tellement de libellules, qu’il avait crut la première fois avoir à faire à des nuages, mais il avait apprit à apprécier leur beauté, à jouer avec elles, à aimer leur compagnie. C’étaient de bien silencieux compagnons, il aimait le silence, il aimait le calme autant qu’il aimait le chaos qui avait toujours fait parti de sa vie. Il était un homme triste assez spéciale, il était si dur de lui arracher une larme, il était si dur de l’entendre se plaindre de sa vie, si dur de l’entendre dire qu’il en avait mare ; que c’était de trop. Oui, c’était un dépressif souriant, un homme qui assumait ce qu’il était, ce qu’il avait fait, c’était un homme fier, beau et brillant, il était juste voué à la destruction. Il souriait, il avait toujours sourit. Quand il avait tout perdu, quand sa sœur eut été brulé, il avait sourit pour elle. Quand son cœur fut brisé par Pandora il avait sourit, quand il avait été pourchassé par les sbires de la reine rouge à travers les pleines, il avait courut, tout sourire il ne voulait pas pleurer face à la mort, il ne voulait pas laisser la douleur gagner se rude combat qu’était la vie, il ne voulait pas mais c’était fait. La douleur, la peine qu’il masquait par tout ses sourires était belle et bien présente et empoissonnait sa vie, il était aujourd’hui ce type souriant au regard triste qui attendait la mort et la provoquait à tout bout de champs parce qu’il trouvait que c’était trop lent. Elle se penchait dangereusement vers le vide, alors il en fit de même pour voir ce qu’elle regardait, la descente devait être vertigineuse, géniale, le saut devait valoir de détour, la vie dois défiler devant ses yeux puis le crash, violent, net, sans douleur. Ou alors trop douloureux pour sentir quoi que ce soit... Il fermait doucement les yeux, il sentait l’air fouetter son visage, c’était froid, tellement bon, c’était comme si le vent balayait toutes ses pensées, il ne pensait plus à rien, à sa colère vis-à-vis du télescopes, il tenait toujours la main de la jeune femme dans la sienne, il avait fini par entremêler ses doigts au sien pour une meilleure prise, il ne voulait pas la lâcher, car si elle tombait, il voulait être agripper à elle pour tomber avec elle. Pourtant, il savait qu’il aurait l’instinct de la sauver, parce que ce n’était pas dans sa nature de tuer, non, il n’avait pas été homme honnête, il avait conduit beaucoup de monde à la dépendance en vendant ses produit, il avait fait de sa sœur une prostitué pour rembourser ses dettes, sans oublié ses violences, ses allé retour au commissariat. Non, il n’était pas quelqu’un de bien, mais il n’était pas quelqu’un de totalement mauvais, du moins, pas encore. Il parait que défauts et qualités s’accentuent au Wonderland ? Sa force destructrice avait déjà beaucoup augmenté, et la jolie Billie avait accentué sa folie, elle le conduisait un peu plus chaque jour vers la folie, elle le rendait à chaque instant encore un peu plus fou, un peu plus suicidaire. Elle était comme un poison mortel qui coulait dans ses veines, qui le conduisait à adopter un comportement complètement dénudé de réflexion, il obéissait qu’à ses pulsions mortelle, à la démence la plus totale, il riait tel un enfant à bord d’un bolide dans un manège, il s’amusait comme un gosse, il redécouvrait le rire. C’était tellement malsain, tellement démoniaque, il aimait ça, un vraie drogue, il était devenu accro à l’adrénaline, aux jeux de Billie. Beaucoup plus joueur qu’elle parfois, il finirait par la déphaser... Que ce passerait-il se jour là ?

« Je veux sauter. » Lançait Thanatos en ouvrant doucement les paupières pour observer avec envie le fond, il semblait que les deux points ridicules en bas étaient les gardes de la porte du jardin, ils n’avaient pas bougés d’ici depuis la mort de leur maitre, comme s’ils étaient éternellement en deuil. Tony s’était penché un peu plus encore, serrant la main de sa douce compagne de jeux, il déposait son regard sur la blondinette en lui adressant un sourire, encore et toujours. Il voulait sauter, la maintenant, sentir le vent souffler ses pensées, fermer les yeux pour la dernière fois, venir mourir pour enfin rejoindre les étoiles qui lui faisaient tant envie. Elle semblait d’avis à sauter aussi, elle cherchait du regard des cordes de lierre, s’il ne s’écoutait que lui, il aurait sauté ainsi, mais il voulait continuer à jouer avec elle, la nuit venait seulement de commencer, la nuit était à eux. Il tournait la tête et trouvait une tige des plus épaisse, alors il lâchait doucement la main de la jeune femme pour l’arracher à deux mains faisant tomber une brique sans son geste brutal. Sa force s’avérait particulièrement utile à cet instant. Le beau brun se tournait vers la jeune femme le cordage entre les mains puis se relevait enfin et tendait sa main pour l’aider à se relever à son tour, il était absolument excité à l’idée de plonger dans le vide, ça serait un peu son premier « saut à l’élastique » il n’avait encore jamais connu la sensation du vide total sous ses pieds, l’apesanteur lui était inconnue, il en rêvait à cet instant plus que jamais. [color=teal]« Montre-moi. Montre-moi Billie, s’il te plait... »[color] Elle lui avait toujours dit qu’il pouvait voler s’il le voulait, qu’il le ferait très bien, qu’il devait être doué pour ça, que c’était innée, qu’il avait ce truc. Thanatos la croyait, oui, il croyait tout ce qu’elle disait. Il lui faisait dangereusement confiance. Il se sentait capable de voler, il se sentait capable de tout, il voulait qu’elle lui montre... « Apprends moi... Je suis prêt. Je le peux... Apprends-moi Billie. » C’était comme si sa vie en dépendait, il en avait tellement envie, il voulait qu’elle lui apprenne, maintenant. Il se sentait plus prêt que jamais, il s’en sentait capable, il en avait assez de marcher les yeux fermés au bord du gouffre sans fond, il en avait assez d’emprunter ses ponts sur une seule jambe au dessus d’un lac infesté de poisons carnivores, il voulait plus, il voulait beaucoup plus, il voulait de l’adrénaline, encore et encore ! Tony fixait avec insistance la jeune femme, il insisterait jusqu’à la fin des temps pour qu’elle lui apprenne, il la fixait avec son joli petit minois, non, on ne lui refusait jamais rien à lui, juste parce qu’il était beau, mais en ce moment, il se voyait refusait beaucoup de choses, Callie refusait de le regarder, personne en semblait vouloir lui dire comment sortir du Wonderland, on lui refusait la mort et la liberté. Mais là, il ne la laisserait pas lui refuser, il avait besoin de ça, il avait besoin de le faire, c’était quasi vital. Il avait besoin de ce moment de joie.

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No matter how many deaths that i'll die ~ Billie & Thanatos

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